lundi 18 mars 2013

Départ pour l'Ouest

Nous partons tôt le matin  pour se rendre à la grande gare d'Adjamé, l'une des dix commune d'Abidjan célèbre pour son gigantesque marché, ses gares routières et sa dangerosité.
Nous décidons de prendre un minibus pour se rendre à Man. C'est un vieux minibus mercedes que l'on appelle communément Massa. Le véhicule est bondé, et les bagages montés sur le toit encore plus.
voici ce qui nous servira de transport jusqu'à Man!

un minibus plus que bondé de monde!

un petit  aperçu de la gare d'Adjamé
La patience est une vertue que tout le monde a en Afrique et l'expression "prendre son mal en patience" a tout son sens ici! j'ai pu m'en rendre compte dès le début puisque nous partons à 11h30 soit plus de 3h après le départ prévu!!

Il y a peu de places, on se bouscule...à l'intérieur du massa, mais la bonne humeur reste au rendez-vous. Je suis impressionné de voir avec quel calme les femmes et enfants (parfois nouveaux-nés) se comportent durant ce voyage.

Le voyage fut long, TRES LONG, il a fallu s'arrêter pour rammasser les bagages tombés, s'arrêter encore
lors des nombreux barrages policiers à l'entrée de chaque ville, montrant un droit de passage ou moneyant quelques francs cfa...

un des nombreux check-points rencontrés
Même si le réseau routier est assez performant, souvent mieux que dans certains pays d'Europe, croyiez-moi! c'est dans la nuit aux alentours de 22h30 que nous arrivons à Duékoué (initialement notre terminus devait être Man), on nous propose de changer de minibus, nous refusons et optons pour passer la nuit à Duékoué. Nous irons rendre visite à des amis le lendemain.

Les régions où nous nous rendons ont été les plus affectées pendant la crise post-élecorale, et Duékoué fut la ville la plus meurtrie notamment la partie que l'on appelle "petit Duékoué".
La situation de cette région résulte particulièrement autour de problèmes fonciers ruraux et le droit d'accès à la terre. Ainsi, depuis les années 90, les conflits entre les autochtones ( à l'origine propriétaires) et allochtones, venus travailler la terre surtout des pays voisins (Burkina, Guinée, Mali) se sont multipliés.
Aujourd'hui, même si le gouvernement prône une politique de réconciliation nationale, les tensions autour du foncier entre les autochones et allogènes sont toujours palpables et loin d'être résolues.
Toutefois, la ville semble s'être apaisée, et les gens reprennent leurs vies sociales  petit à petit. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire